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La mort, supplice des dictateurs

Les tyrans finissent mal en général, comme le tend à prouver l’ouvrage collectif «Les Derniers Jours des dictateurs» publié par les éditions L'Express-Perrin.

Le livre «Les Derniers Jours des dictateurs», rencontre féconde de l'histoire et du journalisme, est de toute actualité. Il paraît sous la direction de Diane Ducret alors que tant de régimes démentiels continuent d'asservir le genre humain et que plusieurs dictateurs ont connu une fin misérable ces dernières années.

Pour la première fois, des historiens chevronnés et des journalistes ont donc croisé leurs plumes pour rendre compte d'une réalité qui emprunte autant au schéma historique qu'à notre actualité quotidienne. Aux gens d'histoire d'écarter les clichés pour rendre aux heures mythiques dont on entoure parfois la chute des colosses toute leur nudité et leur triste crudité. Aux acteurs de l'information de rappeler que le totalitarisme repose sur des bases construites de toutes pièces et qu'un changement de contexte, ou d'intérêts, peut les faire vaciller lors même que le système apparaît inexpugnable. De cette double approche surgit un éclairage original, que ce livre propose d'une manière vivante et accessible à tous.

Sauf accident ou maladie, les dictateurs n'ont jamais une mort banale. Et presque toujours très violente. Ainsi, mort carbonisé comme Hitler, pendu par les pieds comme Mussolini ou le cou comme Saddam Hussein ou encore livré à la foule comme Khadafi. Finalement on peut se demander s’il est plus tragique pour un dictateur d'être assassiné par son peuple, ou de mourir seul, comme l'Iranien Khomeini et le Nord-Coréen Kim Jong-il.

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