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La petite culotte objet photographique pour Hippolyte Prigent

Les jambes sont fines ou un peu plus larges, les ventres plats ou rebondis, mais toutes ces jeunes filles anonymes lèvent leurs robes ou baissent leurs pantalons pour montrer leurs culottes à Hippolyte Prigent. Certaines sont en coton, d’autres en soie, blanches ou colorées. Depuis un peu plus d’un an, cette jeune photographe lyonnaise va à la rencontre de femmes et leur demande de ne rien cacher. Dans la rue, dans des appartements, devant une piscine ou au fond des bois.

«Je ne voulais pas montrer des visages, juste des petites culottes», raconte la jeune fille de 20 ans, étudiante en Arts du spectacle Image à Lyon 2. La première fois, elle lance un appel sur Facebook, trois copines répondent, elles vont dans un champ, elles s’amusent.

Hippolyte Prigent ne photographie que des femmes. «Je voulais les mettre à l’honneur pour un tas de petites choses auxquelles je suis attachée», raconte-t-elle. «Les filles, leurs corps, leurs courbes, leurs complexes, leurs cheveux, leurs vêtements et surtout leurs petites culottes !»

Elle a déjà exposé à Lyon et participe à l’exposition «Culottées», au musée de la Femme au Québec, qui ouvre cette semaine. Elle a pour le moment photographié un peu plus de 60 personnes. C'est frais, léger, décomplexé, et cette reprise de l’espace publique par l’érotisme est plutôt bienvenue.

«La petite culotte quand on l’a choisie, c’est comme un collier, un t-shirt, même si elle est cachée ! On y tient», continue Hippolyte Prigent. «Les mamans divorcées portent de la lingerie coquine mais discrète, les femmes-enfants des "Petit Bateau", les femmes qui ont du peps des plus colorées, fantaisistes. On peut en dire beaucoup grâce à la petite culotte», analyse-t-elle.

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