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L’art mobilier au service de l'Histoire de France

Après le château de Versailles, qui a retrouvé ses chefs-d'œuvre sauvés à la Révolution française et éparpillés dans les administrations, ministères, ambassades et palais nationaux s’agissant principalement de sièges, tapis, paravents, consoles, bronzes, horloges, c'est au tour de Chambord d'être concerné.

Bernard Schotter, administrateur général du Mobilier national et Jean d'Haussonville, directeur général du domaine national de Chambord ont ainsi signé une convention de prêt et de partenariat d'une durée de cinq ans, renouvelables. Il s'agit là de redonner vie à la folie Renaissance du roi de France qui a construit Chambord, François Ier. Et de jouer, selon les siècles, du vide et du plein qu'a connus cette « cité céleste » qui fascinait tant Alfred de Vigny.

La difficulté de l’exercice de remeublement commence lorsqu'il faut traquer les pièces manquantes et les récupérer. Ou, à défaut, dénicher un équivalent dans une autre demeure épargnée par la razzia révolutionnaire. L'ameublement du « roi Nomade », comme Jean d'Haussonville appelle François Ier, se réduisait à peu de choses : tapis et tentures roulés dans des chariots, coffres pour la vaisselle et le linge. « Nous avons une centaine de tapisseries, la plus belle collection après celle du Mobilier national (comptant 3 542 pièces) », se réjouit le directeur.

Au fil des siècles, à Chambord, l'ameublement s'étoffe. Louis XIV y séjourne avec Molière, lequel crée sur place Le Bourgeois Gentilhomme. Louis XV y loge successivement son gendre, le roi polonais en exil Stanislas Leszczynski, jusqu'à son départ pour le duché de Lorraine, puis le maréchal de Saxe. Cinquante meubles, sélectionnés par Jean-Jacques Gautier, inspecteur au Mobilier national chargé de l'opération, vont de nouveau animer, dans l'esprit du lieu, les anciens appartements royaux de Chambord.

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