Excite

Omar m’a tuer

Le film ne répondra pas directement à cette question. Le but de Roschdy Zem est de reprendre les faits de cette affaire pour que chacun puisse faire son opinion.

Omar m’a tuer évoque une affaire judiciaire très médiatisée des années 1990. Ghislaine Marchal est retrouvée assassinée dans le garage de sa villa en juin 1991. Sur le mur, l’inscription en lettres de sang incrimine son jardinier qui est aussitôt accusé. Malgré de nombreuses erreurs et incohérences dans le dossier, il est bientôt condamné à 18 ans de réclusion criminelle. En 1996, Jacques Chirac lui accorde la grâce présidentielle en réduisant sa peine à quatre ans et huit mois. Omar Raddad est donc libre sans avoir été innocenté. Depuis, il a entamé plusieurs procédures pour être réhabilité.

Si ce film n’est pas un documentaire et s'il est clairement en faveur de l'accusé, il va pourtant se baser sur les faits prouvés de cette affaire, sans misérabilisme. Ce qui a le plus intéressé le réalisateur, Roschdy Zem, c’est la confrontation de deux personnages que tout oppose. D’un côté, il y a le jardinier marocain, illettré et modeste campé par Sami Bouajila. De l’autre, il y a un écrivain, Pierre-Emmanuel Vaugrenard (Denis Podalydès, déjà en tête d’affiche de la Conquête), qui, persuadé de l’innocence d’Omar Raddad, va mener son enquête. Enfin, Maître Verges, l’avocat, est interprété par Maurice Bénichou.

Omar m’a tuer a reçu un très bon accueil de la critique, notamment pour la performance des deux principaux acteurs, même si l’on regrette quelques longueurs.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017